Le chiffre du jour Quelle est la performance depuis le début de l'année des marchés actions des pays émergents ? Que se passe t-il aujourd'hui ? De nouvelles voies se font entendre pour alerter sur le niveau élevé de certains marchés financiers et sur le risque de violentes corrections boursières. Hier, c’était au tour de la European Securities and Market Authority (ESMA), l’Autorité Européenne des Marchés Financiers, l’équivalent de notre Autorité des Marchés Financiers. Les investisseurs en quête de rendement se positionnent sur des marchés plus volatils et plus risqués que d’habitude, contribuant à ajouter de l’incertitude sur les marchés. Qu'est-ce que ça veut dire ? Comme vous le voyez quand vous vous lamentez du peu d’argent que vous gagnez avec l’épargne placée sur votre livret A, les taux d’intérêt sont au plus bas. Si l’on ne prend pas de risque en investissant, comme c’est le cas lorsqu’on laisse traîner son argent sur ses livrets ou sur le fonds en euros de son assurance-vie, la rémunération que l’on perçoit de ces placements ne nous protège pas, ou trop peu, de l’inflation. Nombre d’investisseurs ayant fait ce constat ont alors pris le parti de réorienter leurs investissements sur des marchés plus rémunérateurs. Mais ceci ne s’est pas fait sans une augmentation de la prise de risque ni sans une accumulation des montants investis sur certains marchés comme les obligations des marchés émergents – les titres cotés de dette d’émetteurs de pays émergents. Le moindre événement externe significatif, en dehors des marchés financiers, pourrait entraîner une crise de confiance et une fuite massive de capitaux de ces marchés et une chute du cours de ces actifs. Pourquoi devrais-je y prêter attention ? Avec du recul : n’agissez pas comme un mouton J’ai souvent l’impression de prêcher dans le désert lorsque j’écris cela mais c’est pourtant vrai. Ce n’est pas parce que tout le monde fait quelque chose qu’il faut le faire. Dans les investissements, même logique. Le problème, c’est que ceux qui tirent l’alarme comme l’ESMA ne sont souvent que peu écoutés et encore moins lus. J’espère – mais j’en doute – que les publications de l’ESMA enregistrent une plus grande audience que les rapports de la Banque Mondiale. Une étude de 2014 avait révélé qu’un tiers des rapports publiés par cette institution n’était tout simplement jamais (= 0 fois) téléchargé. En outre, un autre 40% de ces rapports avaient été lus moins de 100 fois. Autant dire que leur capacité à faire passer des idées pouvait être sérieusement relativisé. Les taux sont bas donc vous devez diversifier vos investissements financiers, en quête de rendement. C’est une saine décision. Pour autant, évitez de minimiser le risque de secteurs et zones géographiques structurellement plus risqués que d’autres à l’instar des pays émergents. Ceux-ci sont notoirement très sensibles aux flux de capitaux entrants ou sortants et l’amplitude de variation de leurs marchés financiers, la volatilité, est structurellement plus importante. Cela signifie que ces marchés sont plus risqués. Demandez-vous donc toujours si vous êtes prêt à courir ce risque et si les prévisions de performance de ces marchés sont acceptables à vos yeux au regard du risque pris. Ce conseil est valable pour tous les domaines d’investissement. Même dans des domaines aussi différents que l’immobilier par exemple. Si tout le monde achète de l’ancien à Paris ou Bordeaux, alors que les prix sont aux plus hauts historiques et que les rendements locatifs sont aux plus bas, cela ne signifie pas pour autant que c’est la meilleure chose à faire. Jusqu’à preuve du contraire, tout le monde n’est pas (encore) Warren Buffett. Maintenant que vous êtes au courant, je compte sur vous pour faire passer le mot. La citation du jour "Les prévisions vous en disent beaucoup sur ceux qui les font, elles ne vous disent rien sur l'avenir." Warren Buffet, Homme d'affaires Américain Quelle est la performance depuis le début de l'année des marchés actions des pays émergents ?
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